Tourniquets (garrots)

Product Description

Les tourniquets (garrots) ou « attaches » sont utilisés pour « attacher » et restreindre la circulation sanguine dans la veine, causant la veine à grossir et à être disponible pour faciliter l’injection.

LE PODRRM distribue des tourniquets minces, pliables, sans latex, à surface non poreuse et rapides à desserrer. Ces tourniquets à usage unique et à utiliser par une seule personne sont plus doux pour la peau comparativement à d’autres attaches utilisées couramment comme les ceintures, les mouchoirs de tête, les condoms, le fil, la corde et les lacets.

Best Practice

Best Practice:

Utiliser un tourniquet à usage unique et à utiliser par une seule personne pour chaque injection pour réduire la transmission du VIH, de l’hépatite C (VHC) et d’autres pathogènes. Les tourniquets contaminés par des bactéries peuvent causer des abcès, des traumatismes aux veines et altérer la circulation sanguine.

  • Fournir des tourniquets minces, pliables, faciles à desserrer et sans latex à surfaces non poreuses dans les quantités demandées par les clients sans imposer de limite au nombre de tourniquets fournis par client par visite.
  • Offrir des tourniquets avec chaque aiguille fournie.
  • Fournir des trousses préemballées d’injection plus sécuritaire (aiguilles, seringues, chauffoirs, filtres, eau stérile pour l’injection, tampons d’alcool, tourniquets et acide ascorbique, si nécessaire) et aussi des fournitures d’injection individuelle plus sécuritaire en même temps.
  • Jeter les tourniquets utilisés et tout autre matériel d’injection conformément aux règles locales pour les déchets biomédicaux.
  • Éduquer les clients sur les risques de contamination bactérienne et les risques de VIH et de VHC liés à la réutilisation des tourniquets, les risques de dommage aux tissus et aux veines et l’altération de la circulation sanguine si un tourniquet propre et à desserrage fapide n’est pas utilisé ainsi que l’utilisation correcte de tourniquet conçu pour être utilisé par une seule personne.
  • Éduquer les clients sur les méthodes correctes utilisées pour jeter les tourniquets utilisés conformément aux règles locales.
  • Les tourniquets sont conçus pour usage unique par une seule personne et utilisés seulement s’ils sont réellement nécessaires. Plusieurs injecteurs, au moins au début de leur utilisation de drogues injectables, devraient être capables d’accéder à des veines sans utiliser de garrot.
  • Décourager l’utilisation de cordes, de bandanas et de fils qui peuvent causer des traumatismes graves à la peau, aux veines et augmenter le risque de surdose.
  • Différentes techniques peuvent être utilisées pour aider les veines superficielles à devenir plus accessibles, notamment:
    • En serrant et desserrant le poing
    • En appliquant une compresse chaude à la veine
    • En faisant des « mouvements de moulin à vent » avec le bras
    • En faisant des exercices vigoureux (extensions des bras - push-ups)
    • En laissant le membre pendre vers le plancher
    • En donnant des tapes sur la veine
    • En trempant le bras dans de l’eau tiède (si le client injecte des dépresseurs (opiacés), il est important de souligner les dangers de faire l’injection dans un bain étant donné qu’une période de perte de conscience pourrait entraîner la noyade)
  • Un tourniquet est jugé malpropre et doit être remplacé lorsque de la saleté ou du sang est visible sur le garrot; il a été utilisé par une autre personne; et s’il y a une perte d’élasticité.
  • Il est recommandé d’évaluer la distribution d’approximativement 1 000 aiguilles par personne par année, un programme d’aiguilles et de seringues devrait donc évaluer la distribution de 1 000 tourniquets par personne par année.
  • Il est important de faire la rotation du stock pour assurer que la durée de vie du produit ne soit pas expirée avant la distribution aux clients.
  • Les tourniquets, comme le reste du matériel d’injection, peuvent faciliter l’accès à des agents pathogènes transmissibles par le sang comme le VIH et le VHC. L’observation des participants à des études sur les utilisateurs de drogues injectables en Australia2 et en Écosse3 a démontré que les garrots peuvent être une source potentielle d’exposition aux virus hématogènes lorsqu’ils sont partagés.
  • Les tourniquets peuvent aussi être porteurs de la bactérie staphylocoque, qui est l’organisme responsable de la formation des abcès1.
  • Rappeler aux clients d’enlever le tourniquet aussitôt que possible parce que le garder empêchera leur circulation de couler et pourra faire bleuir un membre et en perdre la sensation et éventuellement causer la gangrène.
  • Si un tourniquet n’est pas desserré avant l’injection, une pression plus forte doit être utilisée pour faire couler la solution dans la veine et peut entraîner la fuite de la drogue dans le tissu et peut entraîner la rupture de la veine. Si un client se plaint « d’injections ratées », vérifier qu’ils desserre bien le tourniquet avant l’injection.

Sources & Resources

  • Strike C., Hopkins S., Watson T., Gohil H., Young S., Buxton J et al., Best practice recommendations for harm reduction programs: needle and syringe distribution, other injecting equipment distribution, safer crack kit distribution (version provisoire), 2012.
  • Crofts N., Aitken CK. et Kaldor JM., The Force of numbers: why hepatitis C is spreading among Australian injecting drug users while HIV is not, Medical Journal of Australia, 1999; 170:220-1.
  • Taylor A., Fleming A., Rutherford J. et Goldberg D., Examining the injecting practices of injecting drug users in Scotland. Edinburgh: Effective Interventions Unit, Scottish Executive Drug Misuse Research Programme, University of Paisley, 2004.
  • Strike C., Leonard L., Millson M., Anstice S., Berkeley N., Medd E., Les programmes d’échange de seringues en Ontario : recommandations de pratiques exemplaires, Toronto, Comité ontarien de coordination de l’échange de seringues, 2006.
  • Lavigne, P., Note de service : Prestation de tourniquets aux utilisateurs de drogues injectables par l’entremise du Programme Site, Santé publique d’Ottawa, 23 décembre 2004.