Tiges

Product Description

Les tiges distribuées par le PODRRM  sont faites d’un type de verre résistant à la chaleur appelé borosilicate, qu’on appelle souvent pyrex. Borosilicate est le nom générique de ce type de verre.

Best Practice

Best Practice:

Utilisez une tige fournie par le PODRRM avec des grilles de laiton et un embout en vinyle afin d’éviter les coupures ou les brûlures. Ceci aidera à réduire la propagation du VIH, de l’hépatite C (HCV) et d’autres pathogènes et méfaits chez les gens qui consomment de la drogue.

  • Fournir la quantité de tiges individuelles requise par les utilisateurs sans limiter le nombre de tiges par utilisateur par visite;
  • Offrir une nouvelle tige lorsque cette dernière est égratignée, ébréchée ou craquée ou a été utilisée par quelqu’un d’autre puisqu’elle est considérée non-sécuritaire dans cet état;
  • Fournir des tiges sans demander aux utilisateurs de les remettre;
  • Fournir des trousses de produits pour l’inhalation plus sécuritaire contenant des tiges, des embouts, des grilles de métal et des poussoirs; fournir aussi cet équipement individuellement en même temps;
  • Fournir d’autres produits de réduction des méfaits comme des condoms et du lubrifiant sans limiter les quantités;
  • Éduquer les utilisateurs sur la manipulation plus sécuritaire des produits, les pratiques pour fumer de façon plus sécuritaire, les risques de partager les produits pour fumer et les relations sexuelles protégées;
  • Jeter les tiges et autres produits usés conformément aux règlements locaux d’élimination des déchets biomédicaux;
  • Éduquer les utilisateurs sur l’élimination adéquate des produits pour l’inhalation plus sécuritaire;
  • Fournir plusieurs endroits pratiques pour se débarrasser sécuritairement des produits usés.

* Le PODRRM reconnaît que la pratique exemplaire préconise le plus haut niveau de pratique, mais que les programmes peuvent être limités par leurs ressources humaines et financières.

Les tiges sont utilisées pour faire passer les vapeurs et ensuite inhaler la fumée. Elles sont utilisées avec des embouts et des grilles de métal.

Le PODRRM suggère aux sites d’avoir en leur possession une quantité de produits suffisante pour au moins un mois en tout temps. Ceci vise à assurer qu’il y ait toujours assez de produits disponibles pour les utilisateurs.

Il est mieux que les sites désignent une seule personne pour commander les produits du PODRRM mais qu’un minimum de deux personnes soient formées au cas où un remplacement serait nécessaire. La personne formée pour commander les produits devrait faire l’inventaire des produits au moins une fois aux trois moins afin d’assurer que les produits qui ont une date d’expiration ne sont pas périmés.

Note : La distribution des produits peut fluctuer lorsque les sites commandent de nouveaux produits. Quelques mois sont parfois nécessaires pour comprendre les tendances de distribution des nouveaux produits. Le PODRRM travaillera avec les sites pour tenter de comprendre les besoins en matière de produits à l’échelle de la province.

Des preuves démontrent que le VIH, le HBV, le HCV, la pneumonie et la tuberculose peuvent être contractés par le partage des produits d’inhalation (Boyd et al., 2008; Fischer et al., 2007; Malchy et al., 2011).

 

  • Il existe deux comportements à risque chez les personnes qui fument de la drogue. Ces comportements peuvent causer la transmission d’infections ou de blessures : 1) le partage de produits d’inhalation malgré des coupures, des brûlures, des feux sauvages ou des boursouflures à la bouche; et 2) l’utilisation de produits coupants ou endommagés pouvant blesser l’usager (Ivsins et al., 2011). La fréquence de ces deux comportements diminuera si on fournit aux toxicomanes des produits d’inhalation plus sécuritaires financés par la province.

 

  • Une étude menée par Leonard et al. (2007) a démontré que lorsque les gens avaient accès à des produits d’inhalation plus sécuritaires, la méthode plus dangereuse de l’injection était à la baisse.

 

  • L’inhalation du crack est associée à l’augmentation du risque de contracter des infections transmises sexuellement (ITS). Shannon et al. (2008) ont démontré que les femmes qui fument du crack avaient plus de risques associés aux ITS et au HCV. De plus, les femmes qui fument du crack sont davantage victimes d’exploitation, de violence et de vulnérabilité comparativement aux hommes qui en consomment. Les initiatives de réduction des méfaits basés sur le sexe sont importantes et pourraient entraîner des discussions sur la protection contre les ITS chez les femmes qui consomment du crack.
  • Certains programmes fournissent des condoms avec les produits d’inhalation plus sécuritaire. Malchy et al. (2011) ont noté que 59 % des répondants de leur étude utilisaient les condoms fournis dans leur trousse d’inhalation plus sécuritaire du crack.

 

  • Malchy et al. (2011) ont indiqué que les cartes d’information sur les ressources locales étaient utiles. Dans l’étude menée par Boyd et al. (2008), les gens qui ont reçu ces cartes d’information les avaient soit conservées ou données à un de leurs pairs qui avait besoin des ressources y figurant.

 

  • On a rapporté que l’interférence policière était un problème, surtout dans le cadre de l’accès à l’équipement (Ivsins et al., 2011; Ti et al., 2011). Les participants à l’étude d’Ivsins (2011) ont discuté du fait que les policiers brisaient ou confisquaient souvent les tiges et que certains consommateurs ne pouvaient pas garder les produits avec eux en raison de probation ou de libération conditionnelle. Le renforcement des capacités des fournisseurs et des autorités et la réduction de la résistance politique générale seront des composantes essentielles du succès du programme d’inhalation plus sécuritaire.

 

  • Les possibilités d’apprentissage des consommateurs étaient entravées lorsque ces derniers n’étaient pas ouverts aux nouvelles informations concernant la pratique qu’ils utilisaient depuis des années – par exemple, l’utilisation de grilles de métal au lieu du Brillo. Le même phénomène se produisait lorsque le participant trouvait les distributeurs de produits irrespectueux lorsqu’ils leur montraient comment remplir une tige. (Boyd et al., 2008). Pour assurer le succès du programme, il faudra tenter de trouver des façons de créer des rapports avec les utilisateurs.

 

  • Il est recommandé de fournir aux utilisateurs des ressources éducatives avec les produits d’inhalation plus sécuritaire. Une brochure sur l’inhalation plus sécuritaire ainsi qu’un guide de l’utilisateur pour les produits d’inhalation plus sécuritaire sont fournis par le PODRRM. Il est possible de commander des copies de ces ressources en envoyant un courriel à info@ohrdp.ca.

Sources & Resources

  1. Strike C., Hopkins S., Watson T.M., Leece P., Young S., Buxton J., et al., Best practice recommendations for Canadian Harm Reduction Programs that provide service to people who use drugs and are at risk for HIV, HCV, and other harms: Part 1, Toronto, Ontario, Working group on best practice for harm reduction programs in Canada, 2013.
  2. Boyd, S., Johnson, J., Moffat, B., Opportunities to learn and barriers to change: Crack cocaine use in the downtown eastside of Vancouver, Harm Reduction Journal, 2008, 5(34), doi : 10.1186/1477-7517-5-34.
  3. Fischer, B., Rehm, J., Patra, J., Kalousek, K., Haydon, E., Tyndall, M., El-Guebaly, N., Crack across Canada: Comparing crack users and crack non-users in a Canadian multi-city cohort of illicit opioid users, Addiction, 2006, 101, 1760-70.
  4. Malchy, L., Bungay, V., Johnson, J., Buxton, J., Do crack smoking practices change with the introduction of safer crack kits?, Canadian Journal of Public Health, 2011, 102 (3), 188-192.
  5. Ivsins, A., Roth, E., Nakamura, N., Krajden, M., Fischer, B., Uptake, benefits of and barriers to safer crack use kit (SCUK) distribution programmes in Victoria, Canada--a qualitative exploration, International Journal of Drug Policy, 2011, 22(4), 292-300. Doi : 10.1016/j.drugpo.2011.05.005.
  6. Leonard L., DeRubeis E., Pelude L., Medd E., Birkett N., Seto J., « I inject less as I have easier access to pipes », Injecting, and sharing of crack-smoking materials, decline as safer crack-smoking resources are distributed, International Journal of Drug Policy, 2007, 19, 255-64, Doi :10.1016/j.drugpo.2007.02.008.
  7. Ti, L., Buxton, J., Wood, E., Shannon, K., Zhang, R., Montaner, J., Kerr, T., Factors associated with difficulty accessing crack cocaine pipes in a Canadian setting, Drug & Alcohol Review, 2011, 31,(7), 890-96. Doi : 10.1111/j.1465-3362.2012.00446.x.
  8. Towardtheheart: BC’s Harm Reduction Programs Knowledge Exchange Webpage, British Columbia Centre for Disease Control, disponible sur le site www.towardtheheart.com.